La célèbre avocate et militante vénézuélienne Rocio San Miguel, arrêtée en février 2024, a été relâchée, jeudi, dans le cadre du mouvement de libération de prisonniers politiques annoncée par les autorités vénézuéliennes, et elle « va bien », a affirmé son avocate à l’Agence France-Presse (AFP). Elle était accusée de « trahison », de « terrorisme » et de « conspiration ».
Les autorités vénézuéliennes accusaient Mme San Miguel, experte militaire et directrice de l’ONG Control Ciudadano, d’être impliquée dans un prétendu complot visant à assassiner le président Nicolas Maduro. Des accusations que sa défense avait toujours niées en bloc. Son arrestation s’était produite cinq mois avant l’élection présidentielle de juillet 2024, à l’issue de laquelle Nicolas Maduro avait été déclaré vainqueur, au grand dam de l’opposition, qui avait crié à la fraude. Quelque 2 400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles post-électoraux.